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Rapport ONG / Association
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Sécurité et droits humains
Le bulletin n°34 de la surveillance pastorale au Sahel met en évidence une amélioration globale des conditions pastorales dans la région durant la pér...
Le bulletin n°34 de la surveillance pastorale au Sahel met en évidence une amélioration globale des conditions pastorales dans la région durant la période août–septembre 2025. Les pâturages et les points d’eau sont généralement disponibles, favorisant un bon état corporel des animaux. Toutefois, des disparités persistent selon les zones, avec une couverture végétale parfois insuffisante ou, à l’inverse, des excès hydriques entraînant des risques d’inondation. Les marchés demeurent globalement accessibles, mais la hausse des prix des animaux et la variabilité des prix céréaliers détériorent les termes de l’échange pour les éleveurs dans plusieurs localités. Sur le plan sanitaire, des foyers de maladies animales et humaines sont signalés, appelant à une vigilance accrue. Enfin, l’insécurité reste préoccupante dans certaines zones, notamment à travers les vols de bétail et la pression supplémentaire exercée par l’accueil de populations déplacées et réfugiées.
Action Contre la Faim (ACF) – Bureau Régional de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (Dakar, Sénégal), Action contre la Faim – Bureau Régional Afrique de l'Ouest et du Centre (ROWCA)
Dans cette tribune, Seny Diawara analyse la relation politique et psychologique entre le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son Premier min...
Dans cette tribune, Seny Diawara analyse la relation politique et psychologique entre le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. L’auteur montre que les tensions potentielles au sommet de l’État relèvent moins de divergences institutionnelles que de trajectoires personnelles et de légitimités distinctes. Le Président incarne une légitimité déléguée, encore en phase de consolidation, ce qui l’amène à élargir son entourage afin de renforcer son autorité. À l’inverse, le Premier ministre dispose d’une légitimité charismatique forgée dans l’épreuve et la lutte politique, reposant sur un noyau militant fidèle. Cette cohabitation de deux psychologies produit des interprétations divergentes des actes politiques, nourrissant méfiance et incompréhensions. Face à un contexte sous-régional instable, l’auteur plaide pour une solution « psychopolitique » fondée sur un pacte clair, une reconnaissance mutuelle et une communication directe, condition essentielle pour préserver la stabilité du Sénégal.
L’article décrit l’adoption par la Guinée-Bissau d’une plateforme de gestion de la masse salariale fondée sur la technologie de la chaîne de blocs afi...
L’article décrit l’adoption par la Guinée-Bissau d’une plateforme de gestion de la masse salariale fondée sur la technologie de la chaîne de blocs afin d’améliorer la transparence et la gouvernance budgétaire. Développée avec le soutien du FMI, d’Ernst & Young et de partenaires financiers, cette solution sécurise les données relatives aux salaires et retraites et permet un suivi quasi en temps réel des admissibilités, des budgétisations, des validations et des paiements. Elle renforce la fiabilité des données et facilite la production de rapports pour les décideurs et le public. Entre 2020 et 2024, la part de la masse salariale dans les recettes fiscales est passée de 84 % à 50 %, une amélioration significative bien que supérieure à la norme de l’UEMOA (35 %). Le projet doit être étendu à l’ensemble des ministères et vise à tracer les données de plus de 34 700 fonctionnaires et retraités. L’initiative illustre les progrès technologiques et la volonté d’améliorer la gouvernance publique.
L’article analyse la montée des ONG progouvernementales au Nigeria, utilisées par les élites politiques pour affaiblir la société civile indépendante....
L’article analyse la montée des ONG progouvernementales au Nigeria, utilisées par les élites politiques pour affaiblir la société civile indépendante. Alors que le pays possédait historiquement un secteur associatif robuste, l’espace civique s’est réduit sous les gouvernements récents, notamment depuis l’arrivée de Muhammadu Buhari en 2015. Plus de 360 ONG progouvernementales – souvent non enregistrées, éphémères et liées à des réseaux personnels – ont émergé pour défendre le régime, attaquer les critiques, manipuler l’opinion et légitimer l’autoritarisme. Elles recourent à la flatterie, aux attaques ad hominem, au financement opaque et à des stratégies médiatiques via des plateformes peu connues. Ce phénomène menace la démocratie en discréditant la société civile, en affaiblissant la redevabilité publique, en amplifiant des récits antidémocratiques et en limitant l’impact de l’aide internationale. L’article présente également le profil de figures influentes de ce réseau, comme Philip Agbese et Bosede Ajibola, et propose des recommandations pour contrer cette dérive.
Le rapport montre que la situation sécuritaire au Mali s’est fortement détériorée depuis l’arrivée de la junte en 2020. Les violences des groupes isla...
Le rapport montre que la situation sécuritaire au Mali s’est fortement détériorée depuis l’arrivée de la junte en 2020. Les violences des groupes islamistes militants explosent et s’étendent à toutes les régions, y compris près de Bamako : plus de 1 000 événements violents sont attendus en 2023, soit trois fois plus qu’en 2020. Les cartes du rapport (pp. 1–4) illustrent clairement l’expansion géographique des attaques. La junte, focalisée sur son maintien au pouvoir, a rompu avec ses partenaires (CEDEAO, France, UE, ONU), forçant notamment le départ de la MINUSMA, ce qui a laissé le nord au bord d’une nouvelle guerre civile. Le déploiement de Wagner, lié à Moscou, a aggravé les violences, notamment contre les civils (plus de 320 violations documentées). Dans le centre et le sud, les groupes FLM, JNIM et EIGS renforcent leurs offensives. L’État perd progressivement le contrôle territorial, tandis que les populations subissent davantage d’insécurité et de représailles.
L’article « Un coup d’État folklorique en Guinée Bissau et la pagaille qui continue en Afrique de l’Ouest » décrit un coup d’État intervenu en Guinée-...
L’article « Un coup d’État folklorique en Guinée Bissau et la pagaille qui continue en Afrique de l’Ouest » décrit un coup d’État intervenu en Guinée-Bissau peu après l’élection présidentielle du 23 novembre 2025 — scrutin jugé calme mais porteur d’espoir pour les 2,2 millions d’habitants du pays. Malgré le vote, l’annonce des résultats a été retardée, puis un groupe d’officiers, proches de l’ancien président Umaro Sissoco Embaló, a pris le contrôle, formant une junte militaire nommée “Haut-Commandement militaire”. Le général Denis Ncanha a annoncé la prise de pouvoir, et le général Horta N’Tam a été investi à la tête d’une transition d’un an. L’article questionne la nature réelle du coup — certains parlent de « coup d’État folklorique », voire orchestré par Embaló lui-même pour bloquer la victoire d’un autre candidat soutenu par le parti historique PAIGC. L’auteur alerte sur le retour de l’instabilité politique, comme dans d’autres États ouest-africains, et sur les risques d’une « pagaille » généralisée si ce type de manœuvres devient courant.
Le rapport national soumis en 2025 (en application des résolutions 5/1 et 16/21 du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies) dresse un état des...
Le rapport national soumis en 2025 (en application des résolutions 5/1 et 16/21 du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies) dresse un état des lieux des droits humains en Guinée-Bissau, en notant des progrès institutionnels mais aussi d’importants défis. Le pays a lancé un mécanisme national de suivi des droits humains (NMIRF) et promu le droit à l’information, la liberté d’expression, la lutte contre la traite d’êtres humains et l’égalité politique, notamment par une loi sur la parité. Malheureusement, l’impact du plan national de développement (Terra Ranka) a été limité par l’instabilité politique. Les violations persistent : exploitation et traite d’êtres humains (123 cas confirmés en 2021), atteintes à la liberté d’expression, infractions aux droits sociaux et impacts environnementaux liés à des constructions illégales sur des zones protégées. Le rapport appelle à renforcer les mécanismes de protection, la justice, l’accès à l’information et à veiller à l’application effective des lois.
L’article analyse les raisons pour lesquelles la démocratie sénégalaise a résisté malgré une crise institutionnelle majeure autour du report de l’élec...
L’article analyse les raisons pour lesquelles la démocratie sénégalaise a résisté malgré une crise institutionnelle majeure autour du report de l’élection présidentielle de 2024. Lorsque le président Macky Sall a annulé le scrutin initialement prévu en février, invoquant un conflit entre institutions, la société civile, l’opposition et le Conseil constitutionnel ont joué un rôle essentiel pour défendre l’État de droit. Malgré des pressions politiques, les juges ont invalidé le report, affirmant leur indépendance. Parallèlement, de vastes mobilisations citoyennes — mouvements civiques, universitaires, journalistes et organisations religieuses — ont exigé le respect du calendrier constitutionnel. Ce double mécanisme, judiciaire et citoyen, a permis la tenue du scrutin du 24 mars 2024 et une transition pacifique vers Bassirou Diomaye Faye. L’article montre que cette résilience s’inscrit dans une longue tradition sénégalaise de dialogue, de mobilisation collective et de défense des contre-pouvoirs.
Le rapport Liberté dans le monde 2024 – Guinée-Bissau de Freedom House décrit un pays marqué par une profonde instabilité politique. L’élection présid...
Le rapport Liberté dans le monde 2024 – Guinée-Bissau de Freedom House décrit un pays marqué par une profonde instabilité politique. L’élection présidentielle de 2019, remportée par Umaro Sissoco Embaló, a été reconnue par les institutions internationales, mais les tensions entre la présidence et le Parlement se sont aggravées, culminant avec la dissolution de l’Assemblée en décembre 2023. Cette crise a entraîné l’usage de la force contre les députés et l’absence de calendrier électoral clair.
La liberté de la presse demeure fragile : journalistes et médias critiques, notamment Radio Capital FM, subissent intimidations, violences et attaques armées. Le climat politique est également hostile aux défenseurs des droits humains et aux militants, exposés à des arrestations arbitraires et agressions.
La corruption, le manque d’accès à la justice, la traite d’enfants talibés, l’exploitation économique illégale et les inégalités de genre contribuent à affaiblir durablement l’État de droit en Guinée-Bissau.
Nous souhaiterions publier certains de vos travaux sur la plateforme numérique PASAS ; si cela vous convient, vous pouvez adresser le document ou lien via le formulaire de contact ci-dessous.
Les documents publiés répondent aux thématiques suivantes :
Gouvernance
Inclusion
Sécurité et droits humains
Médiation et gestion de conflits
Résilience
Et peuvent être de différents types : rapports ou études (techniques, académiques), articles de revue, notes courtes ou « policy briefs », compte rendus de colloque.
Nous privilégions les ressources récentes (de 2010 à aujourd’hui), mais élargissons volontiers aux ressources plus anciennes en fonction des besoins, suggestions des utilisateurs et de la pertinence de certaines ressources.
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