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Dans cet entretien publié par l'IRIS, Jean-Marc Gravellini analyse la situation politique et géopolitique du Tchad. Il revient sur la nomination de Su...
Dans cet entretien publié par l'IRIS, Jean-Marc Gravellini analyse la situation politique et géopolitique du Tchad. Il revient sur la nomination de Succès Masra, ancien opposant au régime militaire, au poste de Premier ministre de la transition le 1er janvier 2024. Cette nomination est perçue comme une tentative d'inclusion de l'opposition dans le processus de transition. Gravellini souligne les défis persistants auxquels le Tchad est confronté, notamment en matière de gouvernance, de sécurité et de développement. Il met également en lumière l'influence croissante de la Russie dans la région, qui cherche à renforcer sa présence en Afrique centrale. L'article aborde enfin les relations du Tchad avec ses voisins et les implications géopolitiques de ces dynamiques régionales.
Cet article analyse la situation critique des pays du Sahel central (Mali, Burkina Faso, Niger), marquée par une convergence de crises économiques, so...
Cet article analyse la situation critique des pays du Sahel central (Mali, Burkina Faso, Niger), marquée par une convergence de crises économiques, sociales et climatiques. Il souligne l'échec des politiques publiques, l'aggravation de la pauvreté et l'explosion démographique. Les conflits ethniques, l'insécurité alimentaire et l'impact du changement climatique exacerbent les tensions, avec des rendements agricoles en baisse et des pressions démographiques croissantes. La montée de mouvements djihadistes et les interventions étrangères compliquent la gouvernance, fragilisant davantage les États. Gravellini préconise des stratégies régionales pour contenir les crises et promouvoir des valeurs universelles comme les droits humains. Cependant, il estime qu'un effondrement global du Sahel reste probable, posant des risques pour la stabilité mondiale.
En juillet 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont quitté la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) pour ancienne Con...
En juillet 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont quitté la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) pour ancienne Confédération du Sahel. Cette décision s'inscrit dans un contexte de crises démographiques et climatiques, ainsi que d'insécurité liée au djihadisme. Depuis les années 1970, une diminution des prélèvements a réduit les terres arables, tandis que la population a quintuplé, exacerbant les conflits pour les ressources. Les interventions militaires étrangères, jugées inefficaces, ont conduit à des coups d'État militaires dans ces pays entre 2020 et 2023. Les nouvelles juintes ont alimenté un sentiment anti-français et se sont rapprochées de la Russie. Face aux sanctions de la CÉDÉAO, ces États ont proclamé l'Alliance des États du Sahel en septembre 2023, évoluant vers la Confédération du Sahel en juillet 2024. Cette sécession les expose aux défis de l'enclavement et de la gestion de vastes territoires difficiles à contrôler.
L'article intitulé "Démographie africaine et migrations : entre alarmisme et déni", rédigé par Christian Bouquet et publié le 2 mai 2018 sur The Conve...
L'article intitulé "Démographie africaine et migrations : entre alarmisme et déni", rédigé par Christian Bouquet et publié le 2 mai 2018 sur The Conversation, examine les dynamiques démographiques de l'Afrique et leurs implications migratoires. L'auteur souligne que, malgré des statistiques parfois contestables, les tendances indiquent une croissance rapide de la population africaine, passée de 640 millions en 1990 à 1,256 milliard en 2017. Avec un taux de fécondité moyen de 4,7 enfants par femme, l'Afrique pourrait atteindre 2,528 milliards d'habitants en 2050 et 4,468 milliards en 2100, représentant alors 40 % de la population mondiale. Cette croissance démographique suscite des débats entre alarmisme et optimisme quant à l'avenir du continent. L'auteur appelle à une approche nuancée, évitant à la fois la dramatisation et le déni, pour aborder les défis et opportunités liés à cette évolution.
Dans son article intitulé "La cartographie électorale en Afrique. L’expérience de LAMencartes", publié le 10 décembre 2024 sur Géoconfluences, Christi...
Dans son article intitulé "La cartographie électorale en Afrique. L’expérience de LAMencartes", publié le 10 décembre 2024 sur Géoconfluences, Christian Bouquet, professeur émérite de géographie politique à l'Université Bordeaux-Montaigne et à Sciences Po Bordeaux, partage l'expérience de l'atelier LAMenCartes, initié en 2015 par le laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM-CNRS). Cet atelier vise à produire des cartes électorales pour divers pays africains, malgré des défis tels que la difficulté d'accès aux données fiables, la transparence variable des scrutins et les obstacles techniques liés à la collecte d'informations. Bouquet souligne que, bien que des progrès aient été réalisés, des obstacles majeurs subsistent, notamment en raison de la réticence des autorités à communiquer des données complètes et précises. Il met également en exergue l'importance de la cartographie électorale pour révéler des clivages territoriaux basés sur des bases ethno-régionales, tout en reconnaissant les limites de cet exercice dans des contextes où les élections peuvent être entachées de fraudes.
L'article intitulé "Confédération du Sahel : risques et défis d'une nouvelle alliance", écrit par Christian Bouquet et publié le 15 juillet 2024 sur T...
L'article intitulé "Confédération du Sahel : risques et défis d'une nouvelle alliance", écrit par Christian Bouquet et publié le 15 juillet 2024 sur The Conversation, analyse la transformation de l'Alliance des États du Sahel (AES) — composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger — en une confédération d'États. Cette évolution fait suite à leur retrait de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao). L'auteur souligne les implications économiques majeures de cette décision, notamment la fin des accords de libre-échange avec les autres membres de la Cedeao, restreignant ainsi la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes aux seuls pays de l'AES et aux membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Un défi majeur identifié est l'enclavement géographique de ces pays, sans accès direct à la mer, ce qui complique leurs exportations et importations. De plus, la question monétaire se pose, car ces nations utilisent toujours le franc CFA et restent dépendantes de l'Uemoa et de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). La création d'une monnaie propre est envisagée, mais sa mise en œuvre s'annonce complexe et longue.
Cet article explore les interactions entre changements climatiques, démographie et usage des terres au Sahel. Depuis les années 1970, les déficits plu...
Cet article explore les interactions entre changements climatiques, démographie et usage des terres au Sahel. Depuis les années 1970, les déficits pluviométriques récurrents et la diminution de terres arables (réduction de 500 000 km²) exacerbent les tensions entre agriculteurs et éleveurs. Parallèlement, la population a triplé, passant de 40 millions en 1970 à 135 millions en 2020, et pourrait atteindre 330 millions en 2050. Ces déséquilibres entraînent une instabilité croissante. L'auteur plaide pour une « Révolution verte » adaptée au contexte sahélien : transition énergétique, intensification agricole, et promotion de politiques démographiques. À court terme, l’amélioration des techniques d’irrigation et l’introduction de pratiques d’élevage plus intensives sont essentielles pour restaurer un équilibre durable.
L’étude de Drissa Millogo analyse les blocages du processus de paix au Mali, dus à la mauvaise gouvernance, aux tensions communautaires, à l’islamisme...
L’étude de Drissa Millogo analyse les blocages du processus de paix au Mali, dus à la mauvaise gouvernance, aux tensions communautaires, à l’islamisme endogène et aux influences étrangères (France, Russie, monarchies du Golfe). Elle appelle à une refonte des approches sécuritaires, en misant sur la souveraineté populaire, la coopération horizontale et l’implication accrue des sociétés civiles. Le Niger est présenté comme un État fragile exposé aux infiltrations djihadistes depuis le Nigeria et la zone des trois frontières ; le président Issoufou y prône une ligne de fermeté avec soutien international. Le Burkina Faso, quant à lui, a joué un rôle diplomatique dans la médiation, mais est aussi accusé d’ambiguïtés vis-à-vis des groupes armés. L’étude recommande une gouvernance locale inclusive, appuyée par une coopération régionale sincère.
Dans son rapport intitulé "De la promotion de la paix et la justice sociale par une gouvernance foncière équilibrée au Mali", publié le 4 mai 2024 par...
Dans son rapport intitulé "De la promotion de la paix et la justice sociale par une gouvernance foncière équilibrée au Mali", publié le 4 mai 2024 par la Fondation Rosa Luxemburg, le Dr Lamine Doumbia examine les défis liés à la gouvernance foncière au Mali. Il souligne que des politiques foncières déséquilibrées contribuent aux tensions sociales et aux conflits, entravant ainsi la paix et la justice sociale. Le rapport propose une approche de gouvernance foncière inclusive, impliquant toutes les parties prenantes, y compris les communautés locales, les autorités traditionnelles et l'État. Cette approche vise à garantir une répartition équitable des terres, à reconnaître les droits coutumiers et à renforcer la participation communautaire dans la prise de décision. Le Dr Doumbia soutient que l'adoption de telles mesures est essentielle pour promouvoir la paix durable et la justice sociale au Mali.
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