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Analyse académique et Think Tank
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Gouvernance, Sécurité et droits humains, Résilience
L'article intitulé "Conflits persistants, pertes de terres agricoles et insécurité alimentaire récurrente dans la région du Liptako-Gourma", rédigé pa...
L'article intitulé "Conflits persistants, pertes de terres agricoles et insécurité alimentaire récurrente dans la région du Liptako-Gourma", rédigé par Eric Branckaert, Ollo Sib, Atsuvi Gamli, Souleika Abdillahi, Laure Boudinaud, Marie Ndiaye, Mariam Katile, Abdoulaye Ndiaye, Nanthilde Kamara, Federico Doehnert, Outman Badaoui et Salvador Somda, analyse l'impact des conflits armés sur la sécurité alimentaire dans la région du Liptako-Gourma, englobant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Depuis 2014, l'intensification des violences a entraîné des déplacements massifs de populations, passant de 300 000 à 864 550 personnes entre mars et décembre 2019. Ces déplacements ont perturbé les activités agricoles, avec l'abandon de terres cultivées depuis des générations, compromettant ainsi la production alimentaire locale. L'absence de titres fonciers officiels complique le retour des déplacés sur leurs terres. Au Burkina Faso, 240 000 personnes sont gravement touchées par la perte de terres agricoles, principalement dans la province du Soum. Au Mali, 115 000 personnes sont affectées, notamment dans les cercles de Bandiagara, Bankass et Koro. Au Niger, 9 000 personnes sont concernées, surtout dans les départements de Tahoua et Tillia. Malgré ces perturbations, les marchés de produits agricoles et alimentaires ont montré une certaine résilience, bien que des hausses de prix aient été observées dans certaines zones.
L'article intitulé "Les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest. Nouvelle terre d'expansion des groupes djihadistes sahéliens ?", écrit par Mathieu Pellerin...
L'article intitulé "Les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest. Nouvelle terre d'expansion des groupes djihadistes sahéliens ?", écrit par Mathieu Pellerin et publié par l'Institut français des relations internationales (Ifri) le 11 février 2022, analyse l'expansion des groupes djihadistes sahéliens vers les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest. Les régions de l'Est et des Cascades au Burkina Faso, ainsi que celles de Sikasso et de Kayes au Mali, servent de bases arrière pour des groupes tels que la Jama'at Nasr al-Islam wal Muslimin (JNIM) afin de s'étendre au Bénin, en Côte d'Ivoire, et dans une moindre mesure au Togo, au Ghana, au Sénégal et en Guinée. Cette expansion s'appuie sur des recrues locales et exploite les fragilités des territoires ciblés, notamment les tensions liées à l'accès aux ressources, la stigmatisation communautaire et la présence de réseaux criminels susceptibles de se « djihadiser ». L'article souligne l'importance pour les autorités de ces États de mettre en place des réponses civiles et militaires adaptées pour prévenir une dégradation de la situation sécuritaire.
L'article "Les violences armées au Sahara. Du djihadisme aux insurrections ?", réalisé par Mathieu Pellerin et publié par l'Institut français des rela...
L'article "Les violences armées au Sahara. Du djihadisme aux insurrections ?", réalisé par Mathieu Pellerin et publié par l'Institut français des relations internationales (Ifri) le 20 décembre 2019, analyse l'évolution du djihadisme au Sahel. L'auteur souligne que le djihad sahélien est une combinaison d'enjeux locaux et globaux, résultant de foyers insurrectionnels enracinés dans des fractures sociales, politiques et économiques anciennes. Avec l'expansion des groupes djihadistes vers le centre et le sud du Sahel, la dimension religieuse s'estompe, cédant la place à des formes de violence hybrides mêlant autodéfense, rébellion et djihadisme. Pellerin critique la réponse principalement militaire des États et de leurs partenaires internationaux, estimant qu'elle est inadaptée face à un phénomène essentiellement politique. Il appelle à une compréhension plus nuancée du djihadisme sahélien pour élaborer des stratégies de réponse plus efficaces.
L'article « Les groupes d'autodéfense, pompiers pyromanes du Sahel » de Mathieu Pellerin, publié par l'Institut français des relations internationales...
L'article « Les groupes d'autodéfense, pompiers pyromanes du Sahel » de Mathieu Pellerin, publié par l'Institut français des relations internationales (Ifri) le 14 décembre 2022, analyse la montée en puissance des groupes d'autodéfense au Sahel depuis 2012. Face à l'expansion des groupes djihadistes et au retrait des États de certaines zones rurales, les communautés locales ont formé des entités d'autodéfense pour assurer leur propre sécurité. Bien que ces groupes puissent compléter les efforts étatiques en matière de sécurité, leur manque de cadre légal et de coordination peut aggraver l'insécurité. Leur intervention armée peut intensifier les violences communautaires et affaiblir davantage l'autorité de l'État, conduisant à des formes alternatives de gouvernance armée. Cette situation remet en question le modèle étatique traditionnel et les modes de gouvernance locale, où se croisent des systèmes étatiques, coutumiers et djihadistes.
L'article intitulé "Les perceptions des interventions de l'Union africaine et de la CEDEAO" est un chapitre du rapport "Les 'syndicats des chefs d'Éta...
L'article intitulé "Les perceptions des interventions de l'Union africaine et de la CEDEAO" est un chapitre du rapport "Les 'syndicats des chefs d'État' sur le terrain : perceptions locales de l'Union africaine, de la CEDEAO et de leurs interventions au Burkina Faso en 2014/2015", publié par le Centre sur la coopération internationale en 2016. L'auteur analyse les perceptions locales des interventions de l'Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) lors de la crise politique au Burkina Faso en 2014/2015. L'étude révèle que, bien que ces organisations aient joué un rôle crucial dans la médiation et la résolution de la crise, les populations locales perçoivent souvent ces interventions comme étant dictées par les intérêts des chefs d'État plutôt que par ceux des citoyens. Cette perception est renforcée par le manque de communication et de transparence des actions de l'UA et de la CEDEAO, ainsi que par une méfiance générale envers les institutions régionales. L'article souligne l'importance d'une implication plus directe des populations locales et d'une meilleure communication pour améliorer l'efficacité et la légitimité des interventions régionales.
Cet ouvrage explore les insécurités et les violences dans le bassin du lac Tchad, en couvrant des aspects historiques, sociaux, et politiques. En se c...
Cet ouvrage explore les insécurités et les violences dans le bassin du lac Tchad, en couvrant des aspects historiques, sociaux, et politiques. En se concentrant sur cinq pays principaux (Cameroun, Centrafrique, Niger, Nigeria, Tchad), il examine l’impact de conflits, tels que ceux causés par Boko Haram et les tensions intercommunautaires, sur les sociétés locales. À travers des études interdisciplinaires, il met en lumière la diversité des insécurités, allant de la violence quotidienne à des conflits armés, tout en analysant leurs causes économiques, politiques et environnementales. L’ouvrage aborde également les stratégies de lutte contre ces insécurités, qu’elles soient militaires, politiques ou liées au développement. Il offre une compréhension approfondie des dynamiques locales et des expériences vécues par les populations, en reliant ces phénomènes à des problématiques globales.
L'article met en lumière les défaillances du système de santé sénégalais, exacerbées par des inondations qui ont touché des hôpitaux tels que l'hôpita...
L'article met en lumière les défaillances du système de santé sénégalais, exacerbées par des inondations qui ont touché des hôpitaux tels que l'hôpital régional de Kolda et l'hôpital Aristide Le Dantec à Dakar en juillet 2022. Ces incidents soulèvent des questions sur le financement et l'efficacité des ressources allouées à la santé. Malgré des engagements internationaux, le Sénégal n'a pas encore atteint l'objectif d'allouer 15 % de son budget à la santé, avec seulement 10 % en 2019. L'article appelle à une réflexion sur la gouvernance du secteur, la formation du personnel et l'adaptation aux avancées technologiques, notamment l'intelligence artificielle, pour améliorer la qualité des soins et répondre aux besoins de la population.
L'article souligne que l'électrification des activités productives est essentielle pour renforcer la résilience des zones rurales au Sahel. Au Mali, o...
L'article souligne que l'électrification des activités productives est essentielle pour renforcer la résilience des zones rurales au Sahel. Au Mali, où l'Indice de Développement Humain (IDH) est faible, l'accès limité à l'électricité entrave le développement d'activités génératrices de revenus, notamment dans la transformation agroalimentaire et les services mécaniques. Les solutions actuelles, comme les kits solaires individuels et les mini-réseaux décentralisés, restent insuffisantes pour répondre aux besoins énergétiques des entreprises rurales. Les kits individuels offrent une puissance limitée, inadaptée aux activités nécessitant une énergie plus conséquente, tandis que les mini-réseaux sont souvent confrontés à des défis financiers et techniques. L'article plaide pour une approche intégrée, combinant investissements publics et privés, politiques incitatives et formations adaptées, afin de promouvoir une électrification rurale efficace et durable, condition sine qua non pour atteindre l'objectif d'accès universel à l'électricité d'ici 2030.
La pandémie de Covid-19 a exacerbé les tensions entre éleveurs et agriculteurs au Sahel. Avant la crise sanitaire, des déficits fourragers en Mauritan...
La pandémie de Covid-19 a exacerbé les tensions entre éleveurs et agriculteurs au Sahel. Avant la crise sanitaire, des déficits fourragers en Mauritanie, au Sénégal, au Mali et au Niger fragilisaient déjà les activités pastorales. Les conflits dans des zones comme le Liptako-Gourma (Burkina Faso, Mali, Niger) et le bassin du lac Tchad (Niger, Nigeria, Tchad) avaient entraîné la fermeture de marchés à bétail et restreint l'accès aux pâturages. Avec la pandémie, la fermeture des frontières a perturbé le retour des animaux transhumants, entraînant une forte concentration de bétail dans les zones frontalières, augmentant les risques de maladies animales et de conflits avec les agriculteurs. Ces restrictions ont également provoqué une hausse des prix de la viande en milieu urbain et fragilisé les moyens de subsistance des pasteurs en raison de la suspension des marchés hebdomadaires.
Nous souhaiterions publier certains de vos travaux sur la plateforme numérique PASAS ; si cela vous convient, vous pouvez adresser le document ou lien via le formulaire de contact ci-dessous.
Les documents publiés répondent aux thématiques suivantes :
Gouvernance
Inclusion
Sécurité et droits humains
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