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Article de revue
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Gouvernance, Sécurité et droits humains
L’article « Regional Cooperation and Maritime Governance in the Gulf of Guinea: A Critical Analysis » de René Ngek Monteh (Université de Yaoundé I) ex...
L’article « Regional Cooperation and Maritime Governance in the Gulf of Guinea: A Critical Analysis » de René Ngek Monteh (Université de Yaoundé I) examine les enjeux de gouvernance maritime et de coopération régionale dans le golfe de Guinée, zone stratégique allant du Sénégal à l’Angola. Malgré des initiatives internationales (ONU, UE, CEDEAO, CEEAC, MOWCA), la région reste confrontée à la piraterie, la pêche illégale, le trafic de drogue et la corruption. L’auteur souligne les faiblesses institutionnelles, le manque de coordination, et la méfiance entre États. Il préconise une gouvernance intégrée, la formation des forces maritimes, une meilleure coordination régionale et des réformes politiques pour renforcer la sécurité et exploiter durablement les ressources marines. La stabilité en mer dépend, selon lui, de la stabilité à terre. L’étude conclut à la nécessité d’une approche concertée entre États, organisations régionales et partenaires internationaux.
L’article décrit la présidentielle camerounaise du 12 octobre 2025, alors que Paul Biya, âgé de 92 ans et au pouvoir depuis plus de 40 ans, brigue un ...
L’article décrit la présidentielle camerounaise du 12 octobre 2025, alors que Paul Biya, âgé de 92 ans et au pouvoir depuis plus de 40 ans, brigue un huitième mandat consécutif. Le texte pointe un système politique verrouillé : le parti au pouvoir (RDPC) et ses institutions (commission électorale, justice) dominent l’appareil de l’État. L’opposition, fragmentée et affaiblie par des divisions internes et des rivalités, peine à proposer une alternative crédible. Le contexte sécuritaire est un défi majeur : la crise anglophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO) affecte les conditions de vote, tandis que l’extrême Nord subit les attaques de Boko Haram, ce qui complique l’exercice du droit de vote pour les populations déplacées. L’article alerte sur les risques de fragilisation du processus électoral dans ce contexte de tensions politiques et sécuritaires.
L’article analyse la résurgence du conflit mené par Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, malgré les efforts gouvernementaux et la ...
L’article analyse la résurgence du conflit mené par Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, malgré les efforts gouvernementaux et la coopération régionale. Il retrace l’histoire du groupe terroriste dans cette zone frontalière avec le Nigeria, son développement depuis les années 2009-2014, ses tactiques évolutives (guérilla, attentats suicides, engins explosifs improvisés, enlèvements), et son enracinement dans les réseaux informels et les activités de contrebande. L’impact socioéconomique est lourd : perturbation de l’agriculture et du commerce, exode des populations, abandon des écoles et des centres de santé, montée des tensions intercommunautaires. Selon les auteurs, le conflit pourrait se prolonger : la surpopulation carcérale, la politisation des comités de vigilance ou leur transformation en milices, et l’afflux continu de réfugiés nigérians sont des menaces réelles pour la stabilité. Le texte propose des recommandations pour renforcer la gouvernance, la coopération transfrontalière, la résilience locale et la désescalade sécuritaire.
L’article examine les tensions et défis du secteur de la sécurité en Côte d’Ivoire dans le contexte post-conflit, depuis le retrait progressif de l’Ét...
L’article examine les tensions et défis du secteur de la sécurité en Côte d’Ivoire dans le contexte post-conflit, depuis le retrait progressif de l’État en matière sécuritaire jusqu’aux réformes mises en œuvre après les mutineries de 2017. Il souligne que le « retour de l’État » a été une priorité, mais que la réforme du secteur de la sécurité (RSS) révèle des écarts marqués entre les textes et la pratique, car les rapports de pouvoir continuent de peser lourd. Le choc des mutineries de janvier et mai 2017 a amorcé une accélération des réformes, mais leur durabilité est mise en doute. Le fonctionnement de l’armée reste marqué par des pratiques d’exploitation des ressources naturelles, des réseaux militaro-économiques, et des phénomènes d’insubordination, notamment parmi les ex-rebelles intégrés. L’article plaide pour une approche plus politique que purement technique des réformes et invite à renforcer la confiance avec les populations, à mieux structurer le contrôle civil, et à intégrer les anciens combattants dans un cadre de responsabilisation.
L’article étudie l’augmentation de l’exploitation et des abus sexuels d’enfants en ligne (OCSEA) au Ghana, en Côte d’Ivoire et à Cabo Verde, en lien a...
L’article étudie l’augmentation de l’exploitation et des abus sexuels d’enfants en ligne (OCSEA) au Ghana, en Côte d’Ivoire et à Cabo Verde, en lien avec l’expansion rapide de l’accès à Internet mobile. Il révèle que les jeunes âgés de 13 à 24 ans représentent une large part des utilisateurs de plateformes numériques, accroissant leur exposition aux risques. En Côte d’Ivoire, on recense environ 21 000 incidents signalés par an entre 2019 et 2022, et les réseaux criminels ont professionnalisé l’usage de la sextorsion, du chantage, de la diffusion non consentie de contenus. Les cadres législatifs nationaux dans les trois pays présentent des lacunes : certaines formes d’OCSEA ne sont pas criminalisées et les définitions légales manquent d’harmonisation. Le rapport note aussi des faiblesses institutionnelles, un sous-signalement des cas, un manque de coordination, et des capacités limitées des services répressifs. Il propose des recommandations à plusieurs niveaux CEDEAO, États membres, forces de l’ordre, technologie, ONG pour renforcer la prévention, la réponse juridique et la protection des victimes.
Le rapport 2020 de Human Rights Watch sur la Côte d’Ivoire met en évidence les progrès économiques réalisés en 2019, mais souligne l’incapacité du gou...
Le rapport 2020 de Human Rights Watch sur la Côte d’Ivoire met en évidence les progrès économiques réalisés en 2019, mais souligne l’incapacité du gouvernement à traiter les causes profondes des violences politiques passées : impunité persistante, politisation de la justice et tensions ethniques récurrentes. L’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé par la CPI, suivi du blocage des poursuites nationales, a renforcé cette impunité. Malgré des réformes légales positives (criminalisation de la torture, réduction de la détention préventive, égalité matrimoniale), de nouvelles lois restreignent la liberté d’expression et de réunion. Des violences policières et l’usage excessif de la force lors de manifestations sont signalés. Le rapport appelle à une justice impartiale, à une réforme durable du secteur sécuritaire et à la protection des libertés fondamentales à l’approche de la présidentielle de 2020.
Cet article examine les causes psychologiques, sociales et culturelles qui contribuent à la banalisation et à l’enracinement de la corruption en Côte ...
Cet article examine les causes psychologiques, sociales et culturelles qui contribuent à la banalisation et à l’enracinement de la corruption en Côte d’Ivoire. Il montre que la corruption ne résulte pas seulement de failles institutionnelles, mais s’appuie sur des logiques culturelles : une logique de redistribution de la fortune acquise, qui incite ceux qui disposent de positions influentes à « redistribuer » à leurs proches ; une logique de postes juteux, où les fonctions publiques sont perçues comme des sources de profit ; et une apprentissage social de la corruption, où les agents reproduisent les comportements observés chez leurs supérieurs. L’article décrit également le concept de débrouillardise imitative, selon lequel des individus imitent des pratiques corruptives qu’ils perçoivent comme normales dans le système. L’étude s’appuie sur des enquêtes qualitatives auprès d’agents, montrant que pour beaucoup la corruption est devenue “usuelle” dans le fonctionnement quotidien de l’État.
L’épisode met en lumière l’importance des think tanks, des laboratoires d’idées et des universités comme piliers essentiels pour produire et diffuser ...
L’épisode met en lumière l’importance des think tanks, des laboratoires d’idées et des universités comme piliers essentiels pour produire et diffuser des connaissances crédibles dans un contexte mondial marqué par la confusion, les crises de sens et les discours polarisés. Il souligne que ces institutions permettent de fournir des données factuelles, d’élaborer des scénarios alternatifs, de servir de médiateurs intellectuels entre savoirs et décision publique, et de renforcer le débat démocratique. À Dakar, lors du colloque célébrant les dix ans de WATHI, Cheikh Gueye a illustré comment les think tanks comme l’IPAR au Sénégal peuvent influencer les politiques publiques (par exemple dans les subventions agricoles) en relayant des analyses pertinentes. Le débat s’est étendu sur le lien entre universités, recherche et décideurs, et sur le rôle des femmes dans les espaces de production de savoirs. L’épisode rappelle aussi que dans un monde où le leadership est en crise, la recherche et le raisonnement éclairé sont plus que jamais nécessaires.
L’article Managing Election Violence and Sustaining Peace and Security in West Africa, rédigé par le Professeur Charles Ukeje et le Dr Wale Olusola, a...
L’article Managing Election Violence and Sustaining Peace and Security in West Africa, rédigé par le Professeur Charles Ukeje et le Dr Wale Olusola, analyse la recrudescence des violences électorales en Afrique de l’Ouest et leurs conséquences sur la paix et la consolidation démocratique. Publié en novembre 2023 par la Building Blocks for Peace Foundation (BBFORPEACE) en collaboration avec GPPAC West Africa, le rapport montre que les élections, censées renforcer la démocratie, deviennent souvent des catalyseurs d’instabilité. Il identifie les causes structurelles (pauvreté, chômage, exclusion) et conjoncturelles (discours haineux, manipulations, ingérences) avant de proposer des pistes d’action : retour à l’ordre civil, éducation à la paix, réforme des partis politiques, synergie entre la CEDEAO, la société civile et les partenaires techniques. L’étude appelle à des élections inclusives, transparentes et non violentes pour consolider la paix régionale.
Nous souhaiterions publier certains de vos travaux sur la plateforme numérique PASAS ; si cela vous convient, vous pouvez adresser le document ou lien via le formulaire de contact ci-dessous.
Les documents publiés répondent aux thématiques suivantes :
Gouvernance
Inclusion
Sécurité et droits humains
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Et peuvent être de différents types : rapports ou études (techniques, académiques), articles de revue, notes courtes ou « policy briefs », compte rendus de colloque.
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