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Ce rapport documente l’explosion des campagnes de désinformation en Afrique, passées de 50 en 2022 à 189 en 2024, dont près de 60 % sont parrainées pa...
Ce rapport documente l’explosion des campagnes de désinformation en Afrique, passées de 50 en 2022 à 189 en 2024, dont près de 60 % sont parrainées par des acteurs étatiques étrangers, principalement la Russie, la Chine, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. L’Afrique de l’Ouest est la région la plus ciblée, avec 72 campagnes, en particulier contre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces campagnes visent à manipuler les récits politiques, saper la démocratie, appuyer des coups d’État et décrédibiliser les institutions internationales. Les réseaux liés au groupe Wagner ont joué un rôle central dans le Sahel. Le rapport souligne également la désinformation d’origine nationale, notamment lors des élections au Kenya (2022) et au Nigeria (2023), ainsi que l’implication croissante d’acteurs islamistes. La prolifération de la désinformation constitue une menace majeure pour la stabilité, les droits fondamentaux et la gouvernance en Afrique.
En 2024, la violence liée aux groupes islamistes militants en Afrique a causé environ 18 900 morts, avec un impact majeur au Sahel, en Somalie et dans...
En 2024, la violence liée aux groupes islamistes militants en Afrique a causé environ 18 900 morts, avec un impact majeur au Sahel, en Somalie et dans le bassin du lac Tchad. Le Sahel concentre 55 % des décès, en particulier au Burkina Faso, devenu l’épicentre de l’insurrection. La coalition JNIM (liée à AQMI) est responsable de la majorité des violences. Le rapport souligne une tendance préoccupante : les forces armées sahéliennes et leurs alliés russes ont causé plus de morts de civils que les groupes islamistes. Au Niger, au Togo et au Bénin, l’insécurité progresse, et la Somalie, malgré une baisse, reste marquée par la présence d’Al Shabaab et de l’État islamique. Le Mozambique et l’Afrique du Nord enregistrent aussi une hausse. Le document met en garde contre la sous-estimation des violences en raison de la répression contre les médias.
Cet article examine la présence croissante de la Chine au Sahel, en se concentrant sur le Niger et le Tchad. Malgré les défis sécuritaires, notamment ...
Cet article examine la présence croissante de la Chine au Sahel, en se concentrant sur le Niger et le Tchad. Malgré les défis sécuritaires, notamment la menace de Boko Haram et des frontières poreuses, la Chine a intensifié ses investissements économiques dans ces pays. Ses principales interventions concernent les secteurs de l'énergie, des mines et des infrastructures, avec des investissements significatifs dans la construction de routes, de ponts et de centrales thermiques. La Chine est devenue le premier fournisseur du Niger depuis 2014. Cependant, sa présence reste principalement économique, avec une implication limitée dans les domaines sécuritaires, contrairement à la France et aux États-Unis qui maintiennent une présence militaire notable dans la région. L'article souligne également les défis liés à la dépendance économique et à la nécessité pour les pays sahéliens de diversifier leurs partenariats.
Face à l'aggravation de la crise au Sahel, marquée par des violences accrues, des déplacements massifs de populations et la fermeture de milliers d'éc...
Face à l'aggravation de la crise au Sahel, marquée par des violences accrues, des déplacements massifs de populations et la fermeture de milliers d'écoles, la société civile sahélienne, avec le soutien de partenaires internationaux, a lancé la Coalition citoyenne pour le Sahel. Cette initiative vise à promouvoir une approche inclusive et centrée sur les populations pour résoudre les conflits persistants. La coalition s'articule autour de quatre piliers citoyens : la protection des civils, la lutte contre l'impunité, la réponse aux urgences humanitaires et la promotion de solutions politiques durables. Elle appelle à une collaboration étroite entre les États, les organisations internationales et les communautés locales, en particulier au Burkina Faso, au Mali et au Niger, pour restaurer la confiance entre les populations et leurs gouvernements et construire une paix durable.
Ce document analyse les facteurs contextuels influençant les urgences sanitaires en Afrique de l'Ouest, en se concentrant sur le Nigeria, le Sénégal e...
Ce document analyse les facteurs contextuels influençant les urgences sanitaires en Afrique de l'Ouest, en se concentrant sur le Nigeria, le Sénégal et la Sierra Leone. Il examine comment les épidémies, telles qu'Ebola, la COVID-19, le mpox et la fièvre de Lassa, sont façonnées par des dynamiques socioculturelles, économiques et politiques. Le rapport souligne la nécessité d'une approche intégrée, reconnaissant la complexité des crises sanitaires et l'importance des connaissances locales. Il met en évidence les capacités existantes dans la région, notamment les centres de contrôle des maladies et les institutions universitaires, tout en appelant à renforcer la gouvernance et la coordination des réponses. Le document plaide pour une meilleure intégration des sciences sociales dans la préparation et la réponse aux crises sanitaires, afin de développer des interventions plus efficaces et adaptées aux contextes locaux.
L'article analyse les impacts post-traumatiques dans les communautés du nord du Nigeria, affectées par les conflits liés à Boko Haram, les affrontemen...
L'article analyse les impacts post-traumatiques dans les communautés du nord du Nigeria, affectées par les conflits liés à Boko Haram, les affrontements entre agriculteurs et éleveurs, et le banditisme. Il confronte les approches biomédicales du TSPT à celles des sciences sociales, en soulignant que les réponses cliniques seules sont insuffisantes. Le texte plaide pour une intégration des facteurs culturels, sociaux et communautaires dans les stratégies de prise en charge. Il appelle à une meilleure coordination des services humanitaires, un soutien aux prestataires, et une reconnaissance du traumatisme collectif. L’article insiste aussi sur les limites d’accès aux soins de santé mentale, aggravées par la stigmatisation, le manque d’infrastructures et les croyances traditionnelles. Enfin, il encourage des approches combinées, intégrant sciences sociales et clinique, pour un accompagnement plus adapté et durable.
Ce rapport explore les facteurs sociaux et culturels qui perpétuent les mutilations génitales féminines (MGF) dans la région du Mandoul au Tchad, où l...
Ce rapport explore les facteurs sociaux et culturels qui perpétuent les mutilations génitales féminines (MGF) dans la région du Mandoul au Tchad, où la prévalence dépasse 80 % dans certaines zones. Les MGF sont souvent perçues comme un rite d’initiation essentiel à l’identité féminine, influencées par des normes sociales, des croyances religieuses et des traditions ethniques. Malgré l’interdiction légale depuis 2002 et son inscription dans la Constitution de 2017, la pratique persiste, souvent de manière clandestine. Les conséquences sanitaires incluent des complications obstétricales et des dysfonctions sexuelles. Le rapport souligne l’importance d’approches adaptées aux contextes locaux, impliquant les communautés, les chefs religieux et les professionnels de santé, pour déconstruire les normes sociales favorisant les MGF. Il recommande des campagnes de sensibilisation, notamment dans les écoles, et la formation des acteurs locaux pour promouvoir l’abandon de cette pratique.
Ce rapport étudie les jeunes entrepreneurs du secteur agroalimentaire (agripreneurs) au Bénin, en Éthiopie et au Sénégal. À partir d’une enquête menée...
Ce rapport étudie les jeunes entrepreneurs du secteur agroalimentaire (agripreneurs) au Bénin, en Éthiopie et au Sénégal. À partir d’une enquête menée auprès de 634 jeunes âgés de 15 à 35 ans, il révèle une forte diversité d’activités, allant de l’agriculture à la transformation et la vente au détail. La plupart dirigent de petites entreprises générant un chiffre d'affaires modeste mais créant des emplois. La moitié sont motivés par des opportunités d’affaires, et ces derniers performent mieux que ceux poussés par la nécessité. L’accès au financement demeure la principale contrainte, malgré des attentes élevées en matière de soutien public. Les résultats soulignent l’importance de politiques différenciées selon le profil des jeunes entrepreneurs et insistent sur la reconnaissance de l’agriculture comme secteur attractif. Enfin, la formation, surtout pratique, apparaît comme un besoin prioritaire, tandis que les innovations technologiques restent limitées.
Le Bulletin de surveillance pastorale sur la région nord de la Côte d’Ivoire (n°2, déc. 2024 - janv. 2025) analyse les dynamiques pastorales dans les ...
Le Bulletin de surveillance pastorale sur la région nord de la Côte d’Ivoire (n°2, déc. 2024 - janv. 2025) analyse les dynamiques pastorales dans les régions du Bounkani et du Tchologo. Malgré une disponibilité globalement suffisante en ressources pastorales, des pressions accrues dues à l’arrivée de réfugiés, des mouvements transfrontaliers et des départs forcés de bétail ont été observés. Le cheptel présente un état d’embonpoint passable, surtout chez les gros ruminants, et les cas de maladies animales sont en hausse. Les conflits entre éleveurs et agriculteurs ainsi que les vols de bétail s’intensifient, tout comme les tensions liées à l’insécurité. Le pouvoir d’achat des éleveurs reste faible, avec des termes de l’échange très défavorables. La coordination entre acteurs étatiques, humanitaires et communautaires est recommandée pour améliorer la résilience du secteur pastoral et atténuer les tensions.
Action Contre la Faim (ACF) – Bureau Régional de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (Dakar, Sénégal), Organisation Professionnelle des Éleveurs du Nord de la Côte d'Ivoire (OPEN-CI)
Nous souhaiterions publier certains de vos travaux sur la plateforme numérique PASAS ; si cela vous convient, vous pouvez adresser le document ou lien via le formulaire de contact ci-dessous.
Les documents publiés répondent aux thématiques suivantes :
Gouvernance
Inclusion
Sécurité et droits humains
Médiation et gestion de conflits
Résilience
Et peuvent être de différents types : rapports ou études (techniques, académiques), articles de revue, notes courtes ou « policy briefs », compte rendus de colloque.
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