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Cette étude multi-pays analyse les défis de l’Éducation en Situation d’Urgence (ESU) dans six pays du Sahel confrontés à des crises sécuritaires, huma...
Cette étude multi-pays analyse les défis de l’Éducation en Situation d’Urgence (ESU) dans six pays du Sahel confrontés à des crises sécuritaires, humanitaires et sanitaires. Basée sur une revue documentaire et 209 entretiens de terrain, elle montre que l’accès à l’éducation est fortement compromis pour les enfants déplacés, avec un système éducatif fragilisé. Le financement de l’ESU reste insuffisant, morcelé, et dominé par des logiques humanitaires, sans coordination institutionnelle durable. L’étude propose de capitaliser les bonnes pratiques (pédagogie multigrade, e-learning), de créer des agences nationales de coordination de l’ESU, d’impliquer les communautés et diasporas via un Fonds Fiduciaire, et d’étendre l’approche territoriale intégrée expérimentée au Niger. Le renforcement des capacités des acteurs publics et communautaires est également essentiel. L’étude plaide pour une gouvernance renforcée, une structuration du financement et une systématisation des réponses éducatives aux urgences.
Cet article examine l'inclusion des personnes handicapées (PH) dans les politiques gouvernementales mises en œuvre en Afrique de l'Ouest pendant la pa...
Cet article examine l'inclusion des personnes handicapées (PH) dans les politiques gouvernementales mises en œuvre en Afrique de l'Ouest pendant la pandémie de Covid-19. Les auteurs ont analysé 81 documents officiels pour évaluer l'alignement de ces politiques avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) relatifs au handicap. Bien que certains pays aient pris des mesures, comme la distribution d'équipements de protection individuelle et la mise en place de plateformes éducatives accessibles, l'étude révèle que ces initiatives sont souvent insuffisamment mises en œuvre. Les PH continuent de faire face à des obstacles importants pour accéder aux services essentiels, notamment l'éducation et les soins de santé. Les auteurs soulignent la nécessité pour les gouvernements d'adopter des politiques plus inclusives et de veiller à leur application effective afin de ne pas laisser les PH à l'écart des efforts de développement.
Ce rapport, basé sur une recherche participative menée auprès de 1 155 personnes dans la région des Cascades (Burkina Faso), examine l'impact des conf...
Ce rapport, basé sur une recherche participative menée auprès de 1 155 personnes dans la région des Cascades (Burkina Faso), examine l'impact des conflits armés sur la santé mentale, la cohésion sociale et les moyens de subsistance. L'étude identifie quatre profils cliniques de détresse post-traumatique : hyperactivité, évitement, dissociation, reviviscence. Elle révèle que les bouleversements sociaux, les déplacements forcés, la détérioration des moyens de subsistance et la perte de confiance envers les institutions aggravent les troubles psychosociaux. Le rapport souligne l’interconnexion entre santé mentale, cohésion sociale et résilience économique, et recommande une approche holistique intégrant prévention du stress post-traumatique, dialogue communautaire et soutien économique. Il propose aussi des initiatives fondées sur les ressources culturelles locales pour restaurer le vivre-ensemble et favoriser la paix durable.
Depuis 2011, l’Afrique du Nord et de l’Ouest connaît une intensification des violences, avec une moyenne annuelle de 3 300 événements violents et 12 6...
Depuis 2011, l’Afrique du Nord et de l’Ouest connaît une intensification des violences, avec une moyenne annuelle de 3 300 événements violents et 12 600 décès entre 2015 et 2019. Cette tendance s’est aggravée en 2020-2021, atteignant 6 800 événements et 18 000 décès par an. L’épicentre des violences s’est déplacé vers le Nigeria et la zone frontalière entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les violences contre les civils ont augmenté de 500 % en Afrique de l’Ouest depuis 2016, en raison de la multiplication des acteurs impliqués, tels que les groupes extrémistes, les milices communautaires et les forces d’auto-défense. En 2021, 60 % des victimes se situaient à moins de 100 km d’une frontière. L’indicateur des dynamiques spatiales des conflits (SCDi), développé par le CSAO/OCDE, permet de cartographier l’évolution des conflits et d’identifier les zones les plus préoccupantes, notamment le lac Tchad, la région des trois frontières et le Nigeria.
Cette étude examine la prévalence et les déterminants des mutilations génitales féminines (MGF) dans dix pays d’Afrique subsaharienne à haut risque. E...
Cette étude examine la prévalence et les déterminants des mutilations génitales féminines (MGF) dans dix pays d’Afrique subsaharienne à haut risque. En utilisant les données des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) de 129 182 femmes âgées de 15 à 49 ans, les auteurs identifient une prévalence globale de 53,5 %. Les facteurs associés à une probabilité accrue de subir une MGF incluent l’âge avancé, l’absence d’éducation formelle, la résidence en milieu rural, le chômage, la pauvreté, la croyance que la MGF est requise par la religion, le soutien à la violence conjugale et un faible pouvoir décisionnel en matière de santé. Les auteurs soulignent l’urgence d’interventions ciblées prenant en compte ces déterminants socio-économiques et culturels pour éradiquer cette pratique néfaste.
L’année 2024 a été marquée par des inondations sans précédent dans 27 pays africains, touchant plus de 11 millions de personnes, causant 2 500 morts e...
L’année 2024 a été marquée par des inondations sans précédent dans 27 pays africains, touchant plus de 11 millions de personnes, causant 2 500 morts et 4 millions de déplacés. Le Nigeria, le Tchad, le Mali, le Soudan et le Soudan du Sud ont été parmi les plus gravement touchés. Ces événements extrêmes, aggravés par le changement climatique et le phénomène El Niño, sont devenus récurrents. Le rapport souligne que la gouvernance est un facteur déterminant de la vulnérabilité : les pays les plus touchés sont majoritairement classés comme « non libres » avec une faible capacité d’adaptation. L’impact des inondations est exacerbé par des infrastructures fragiles, une mauvaise préparation et la corruption. Le texte appelle à renforcer la résilience climatique à travers une meilleure gouvernance, des politiques de prévention, et une anticipation efficace des risques naturels.
Ce Policy Brief examine le rôle que peut jouer le Sénégal dans la crise entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES), formée par le Mali, le...
Ce Policy Brief examine le rôle que peut jouer le Sénégal dans la crise entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES), formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger après leur retrait de la CEDEAO. Tirant parti de son héritage diplomatique et de sa neutralité, le Sénégal, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, a été mandaté pour faciliter la médiation. Malgré un discours officiel favorable à la réintégration de l’AES dans la CEDEAO, des ambiguïtés subsistent dans la posture sénégalaise. Le document met en lumière les enjeux d’intégration régionale, de gouvernance, de sécurité, de coopération économique et de souveraineté. Il souligne l'importance d'une médiation équilibrée et réaliste, capable de répondre aux préoccupations sécuritaires des États sahéliens, tout en préservant les objectifs démocratiques et économiques de la CEDEAO.
Cet article dresse un état des lieux des dynamiques migratoires africaines à la veille de 2025. Il met en évidence une forte baisse des migrations irr...
Cet article dresse un état des lieux des dynamiques migratoires africaines à la veille de 2025. Il met en évidence une forte baisse des migrations irrégulières vers l’Europe et la péninsule arabique, due à des politiques de restriction renforcées (notamment en Libye, Tunisie, Maroc, Mauritanie). En parallèle, les migrations informelles intracontinentales augmentent, principalement à des fins économiques. L’Afrique de l’Ouest, notamment le Mali, reste un foyer d’émigration en raison de l’instabilité politique et du chômage. La Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Afrique du Sud et le Kenya figurent parmi les principales destinations. Le texte souligne aussi les risques accrus pour les migrants (naufrages, traite humaine, violences) et plaide pour des innovations politiques régionales, des cadres de protection renforcés et une meilleure gestion des flux. L’article met enfin en lumière l’enjeu démographique croissant et les réponses émergentes (libre circulation, partenariats avec l’UE, accords bilatéraux).
Le nombre de personnes déplacées de force en Afrique a atteint un niveau record en 2024, dépassant les 45 millions, soit une hausse de 14 % par rappor...
Le nombre de personnes déplacées de force en Afrique a atteint un niveau record en 2024, dépassant les 45 millions, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente. La majorité (plus de 34 millions) sont des déplacés internes. Le Soudan est devenu l’épicentre de cette crise avec 12,6 millions de déplacés, en raison du conflit entre l’armée et les Forces de soutien rapide. La RDC, la Somalie, le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Mali et le Cameroun comptent également parmi les pays les plus affectés. Les causes principales sont les conflits armés, la répression étatique (Érythrée, Rwanda), l’instabilité régionale et l’insécurité alimentaire. Le rapport souligne l’interconnexion croissante entre les crises sécuritaires et humanitaires, et la nécessité d’un soutien accru aux efforts de stabilisation, à la fois politiques et humanitaires.
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