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Dans cet entretien, la Dre Yacine Diagne, politologue et cheffe du département radio au CESTI de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, plaide pour u...
Dans cet entretien, la Dre Yacine Diagne, politologue et cheffe du département radio au CESTI de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, plaide pour une démocratisation du paysage médiatique sénégalais. Elle souligne l'importance de renforcer la formation des journalistes et de promouvoir une information éthique et responsable. Dre Diagne met en avant la nécessité de lutter contre la désinformation, notamment en période électorale, en impliquant les médias, les institutions et la société civile. Elle insiste sur le rôle crucial des médias dans la consolidation de la démocratie et appelle à une régulation équilibrée qui respecte la liberté de la presse tout en assurant la qualité de l'information diffusée.
L’article d’Angeline Savadogo analyse la transformation profonde de la politique étrangère au Sahel, autrefois domaine réservé aux élites diplomatique...
L’article d’Angeline Savadogo analyse la transformation profonde de la politique étrangère au Sahel, autrefois domaine réservé aux élites diplomatiques. Désormais, les jeunes – instruits ou non – s’impliquent activement dans les débats géopolitiques, exprimant leurs positions à travers manifestations, rejets d’alliances ou actes symboliques. Cette dynamique, bien qu’ancrée dans une volonté de souveraineté, révèle un déficit d’éducation diplomatique et un vide institutionnel : les structures de jeunesse sont faibles, les réseaux sociaux prennent le relais, et les normes du droit international, comme la Convention de Vienne, sont méconnues. L’autrice plaide pour une diplomatie participative, intégrant les jeunes dans la gouvernance stratégique, en renforçant leurs capacités d’analyse et en réformant les dispositifs éducatifs. La jeunesse sahélienne n’est plus un simple public : elle est un acteur à part entière des recompositions géopolitiques.
Le bulletin conjoint d’Action Contre la Faim (ACF) et Vétérinaires Sans Frontières Belgique (VSF-B) pour février-mars 2025 fait état d’une situation p...
Le bulletin conjoint d’Action Contre la Faim (ACF) et Vétérinaires Sans Frontières Belgique (VSF-B) pour février-mars 2025 fait état d’une situation pastorale globalement satisfaisante au Niger. Le pâturage est largement disponible, l’eau de surface reste abondante et les marchés sont accessibles. Toutefois, une légère détérioration de l’embonpoint des animaux est signalée, avec des cas persistants de maladies animales, bien que moindres qu’en période précédente. Les prix du bétail et des céréales sont en légère baisse, entraînant une détérioration modérée des termes de l’échange au détriment des éleveurs. Le nombre de vols de bétail, d’incendies de brousse et de conflits intercommunautaires est également en recul. Le rapport recommande de renforcer la vaccination, la sensibilisation à la transhumance, et l’encadrement des jeunes pasteurs pour mieux gérer les ressources disponibles.
Du 29 au 30 novembre 2023, le Centre de Compétence Paix et Sécurité Afrique Subsaharienne de la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) a organisé un atelier r...
Du 29 au 30 novembre 2023, le Centre de Compétence Paix et Sécurité Afrique Subsaharienne de la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) a organisé un atelier régional à Dakar sur les crises en Afrique de l’Ouest. Réunissant des universitaires, chercheurs et acteurs de la société civile de huit pays, les discussions ont porté sur les défis démocratiques, sécuritaires et institutionnels de la région. Les participants ont souligné l'impact négatif des crises sur la stabilité politique, la gouvernance et l'intégration régionale, notamment au sein de la CEDEAO. L'atelier a mis en évidence la nécessité de repenser les modèles démocratiques en tenant compte des contextes locaux et des aspirations des populations. Des recommandations ont été formulées pour renforcer l'État de droit, promouvoir une gouvernance inclusive et revitaliser la coopération régionale afin de construire des institutions plus résilientes et légitimes.
Dans sa tribune publiée par WATHI, El-Ghassim Wane analyse les contributions africaines possibles à la 8ᵉ Conférence ministérielle sur le maintien de ...
Dans sa tribune publiée par WATHI, El-Ghassim Wane analyse les contributions africaines possibles à la 8ᵉ Conférence ministérielle sur le maintien de la paix prévue à Berlin en mai 2025. Il insiste sur l’expérience unique des États africains en matière de maintien de la paix, et identifie trois messages clés : (1) les opérations de maintien de la paix sont efficaces, renforcent la souveraineté nationale et sauvent des vies ; (2) l’ONU et l’Union africaine doivent renforcer leur complémentarité ; (3) le maintien de la paix est un pilier du multilatéralisme. Il appelle à un partenariat renforcé ONU-UA, à une meilleure appropriation africaine des opérations de paix, et à un rééquilibrage entre médiation, prévention et interventions. Il plaide aussi pour un investissement accru dans la prévention structurelle, notamment en matière de gouvernance et droits humains. Berlin doit marquer un tournant en consolidant la voix de l’Afrique au sein du multilatéralisme.
Le Niger fait face à une crise humanitaire multidimensionnelle marquée par l’insécurité, l’insécurité alimentaire, les épidémies, les inondations et l...
Le Niger fait face à une crise humanitaire multidimensionnelle marquée par l’insécurité, l’insécurité alimentaire, les épidémies, les inondations et la malnutrition. En 2025, 2,2 millions de personnes sont attendues en situation d’insécurité alimentaire aiguë, soit 8 % de la population. Cette insécurité est aggravée par les conflits armés, les contraintes administratives à l’accès humanitaire et l’arrêt du financement de l’USAID. Par ailleurs, la malnutrition aiguë reste alarmante : 1,7 million d’enfants souffriront de malnutrition, dont 412 000 de manière sévère. Les régions de Diffa, Tahoua, Maradi et Tillabéri sont les plus touchées. ACF intervient dans ces zones via une approche multisectorielle (santé, nutrition, eau, assainissement, sécurité alimentaire), avec une attention particulière aux déplacés et aux éleveurs. Malgré un impact significatif, les ressources disponibles ne couvrent que 12 % des besoins. Le rapport appelle à une réponse urgente, coordonnée et mieux financée pour éviter une détérioration de la situation.
La Mauritanie fait face en 2025 à une crise humanitaire complexe, aggravée par l’insécurité persistante, le changement climatique, l’afflux massif de ...
La Mauritanie fait face en 2025 à une crise humanitaire complexe, aggravée par l’insécurité persistante, le changement climatique, l’afflux massif de réfugiés maliens (318 000 attendus) et de Mauritaniens retournés (55 000). En période de soudure (juin-septembre), 590 452 personnes seront en insécurité alimentaire aiguë (phase IPC 3+). L’est du pays, notamment le Hodh Chargui, est particulièrement touché. Malgré des conditions agro-pastorales globalement favorables, des inondations localisées et une hausse des prix alimentaires limitent l'accès des ménages vulnérables aux denrées. L’assistance d’Action contre la Faim a permis d’améliorer la diversité alimentaire, les stratégies d’adaptation et les indicateurs nutritionnels. Le pastoralisme reste un pilier clé, mais fragilisé par des pressions environnementales et sociales. Un soutien renforcé des partenaires est essentiel pour prévenir les conflits et renforcer la résilience.
Le bulletin de février-mars 2025 met en lumière les défis croissants du pastoralisme au Sénégal. La couverture végétale reste faible au nord et au sud...
Le bulletin de février-mars 2025 met en lumière les défis croissants du pastoralisme au Sénégal. La couverture végétale reste faible au nord et au sud du pays, avec une insuffisance notable dans les régions de Saint-Louis, Louga et Matam. Malgré des ressources en eau globalement satisfaisantes, les pâturages demeurent insuffisants dans plusieurs localités. L’embonpoint du bétail est globalement passable à bon, sauf dans certaines zones critiques. Des cas de maladies animales, de mortalité et des feux de brousse majeurs, surtout à Tambacounda, sont signalés. Les marchés restent ouverts, mais les prix du bétail et des céréales (notamment le riz) augmentent, aggravant la vulnérabilité des éleveurs. Des conflits et vols de bétail sont aussi recensés. Le rapport appelle à renforcer la gestion des ressources pastorales, la prévention sanitaire et la sensibilisation à la transhumance.
L'article examine les tensions croissantes entre le Mali et l'Algérie, exacerbées par l'incident du 31 mars 2025 où un drone malien a été abattu par l...
L'article examine les tensions croissantes entre le Mali et l'Algérie, exacerbées par l'incident du 31 mars 2025 où un drone malien a été abattu par l'armée algérienne à Tinzawatene. Cette zone frontalière, historiquement sensible, est devenue le théâtre de rivalités stratégiques, notamment après le retrait de la MINUSMA et la reconquête de Kidal par les forces maliennes. Le Mali a requalifié les anciens groupes rebelles, auparavant partenaires dans l'accord d'Alger, en groupes terroristes, marquant une rupture dans le processus de paix. L'Algérie, médiatrice de l'accord, perçoit ces actions comme une marginalisation de son rôle et une menace à sa sécurité, d'autant plus que la Russie étend son influence au Mali. Tinzawatene symbolise ainsi une nouvelle fracture diplomatique et sécuritaire, remettant en question les équilibres régionaux et la coopération transfrontalière.
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