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Rapport ONG / Association
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Sécurité et droits humains
Le Bulletin de surveillance pastorale sur le Mali (n°35, juin-juillet 2025), publié par Action contre la Faim, dresse un état des ressources agropasto...
Le Bulletin de surveillance pastorale sur le Mali (n°35, juin-juillet 2025), publié par Action contre la Faim, dresse un état des ressources agropastorales et des marchés dans les régions de Tombouctou et Gao. L’hivernage a permis une régénération partielle des pâturages et une amélioration de l’accès à l’eau, mais les ressources restent inégales, souvent insuffisantes ou peu exploitables. L’état corporel des animaux est jugé majoritairement passable, avec des cas de maladies suspectées (peste des petits ruminants, péripneumonie contagieuse bovine, dermatose nodulaire). Les vols de bétail touchent 50 % des sites suivis, tandis que l’insécurité persiste, en particulier à Gao. Les marchés fonctionnent, mais les termes de l’échange restent défavorables aux éleveurs, malgré une légère amélioration (hausse de +14 % caprin contre mil). Le rapport recommande la rotation des pâturages, le renforcement des auxiliaires vétérinaires et une meilleure prévention des conflits et des maladies animales.
Le Bulletin de surveillance multisectorielle sur les régions de Tombouctou et Taoudénni (n°13, juin-juillet 2025), publié par Action contre la Faim, d...
Le Bulletin de surveillance multisectorielle sur les régions de Tombouctou et Taoudénni (n°13, juin-juillet 2025), publié par Action contre la Faim, décrit la situation sécuritaire, agricole, pastorale et nutritionnelle. Les incidents sécuritaires ont augmenté de 84 %, illustrant la pression persistante des groupes armés. La crue précoce du fleuve Niger inquiète les populations riveraines, tandis que la campagne agricole progresse avec des emblavures de riz et de mil en hausse. L’état des pâturages est globalement passable à mauvais, et l’embonpoint du bétail reste préoccupant, malgré une amélioration de l’abreuvement. La malnutrition aiguë globale a atteint 9 177 cas à Tombouctou (+10 %) et 787 cas à Taoudénni (en baisse), aggravée par la soudure et les maladies saisonnières. Le paludisme a reculé de 34 % à Tombouctou mais progressé de 12 % à Taoudénni. Le rapport recommande de renforcer les intrants agricoles, la vaccination animale, la prévention sanitaire et l’assistance alimentaire aux ménages déplacés.
La note-cadre « Digitalisation et gouvernance au Sahel », rédigée par Mori Gouroubera et publiée en février 2025, étudie le rôle grandissant de la tra...
La note-cadre « Digitalisation et gouvernance au Sahel », rédigée par Mori Gouroubera et publiée en février 2025, étudie le rôle grandissant de la transformation numérique dans la gouvernance des pays sahéliens. Elle met en lumière les opportunités offertes par la digitalisation, notamment pour améliorer la transparence, l’efficacité administrative et la participation citoyenne, tout en pointant les obstacles majeurs tels que le manque d’infrastructures numériques, la fracture numérique, la coordination institutionnelle insuffisante, les enjeux éthiques et la cybersécurité. L’auteur analyse l’usage du numérique dans des secteurs clés comme la santé, l’agriculture et les services publics, et propose trois scénarios prospectifs : une gouvernance numérique inclusive, une digitalisation fragmentée ou au contraire un recul numérique. Les recommandations soulignent la nécessité de renforcer la coopération régionale, d’investir dans les infrastructures, de former les populations, de diversifier les financements et d’assurer la protection des données. Cette réflexion vise à guider une transformation digitale durable, inclusive et adaptée aux réalités du Sahel.
Cet article analyse la forte baisse de la mortalité des enfants de moins de cinq ans au Burkina Faso entre 2010 et 2021, en utilisant les données des ...
Cet article analyse la forte baisse de la mortalité des enfants de moins de cinq ans au Burkina Faso entre 2010 et 2021, en utilisant les données des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) et une méthode de décomposition Oaxaca-Blinder. Les résultats montrent que le taux de mortalité des moins de cinq ans est passé de 128 ‰ en 2010 à 48 ‰ en 2021. La diminution est due à 77 % à des effets de performance (changements comportementaux et efficacité des politiques publiques), et à seulement 23 % à des changements de composition démographique. Parmi les facteurs clés figurent la réduction du nombre de mères non instruites, l’utilisation accrue des moustiquaires, l’urbanisation et surtout l’amélioration des comportements sanitaires chez les femmes sans emploi. Toutefois, des disparités persistent dans des régions comme le Sahel et le Sud-Ouest, où des interventions ciblées demeurent nécessaires pour renforcer l’accès aux soins et réduire les inégalités.
L’article publié le 17 août 2025 sur Les Voix(es) de WATHI aborde les défis liés à la jeunesse en Afrique de l’Ouest, particulièrement au Sénégal, où ...
L’article publié le 17 août 2025 sur Les Voix(es) de WATHI aborde les défis liés à la jeunesse en Afrique de l’Ouest, particulièrement au Sénégal, où la moitié de la population aura moins de 25 ans d’ici 2050. Face à des obstacles récurrents — accès à l’éducation, à l’emploi, participation citoyenne — le Consortium Jeunesse Sénégal (CJS), fondé en 2020, fédère dix organisations pour construire un écosystème favorable à l’épanouissement des jeunes. Basée sur trois piliers — Jang (apprentissage), Bokk (inclusion), Ligeey (employabilité) — cette coalition a lancé en 2024 le programme ambitieux Yaakaar 2030 (espoir), doté de près de 12 milliards de francs CFA, visant à former un million de jeunes à travers deux projets majeurs : citoyenneté (5,2 M FCFA) et entrepreneuriat (6,4 M FCFA). Des plateformes numériques comme Guichet Jeunesse et Edupop.sn centralisent opportunités et ressources éducatives. Inspirant, le modèle est déjà répliqué au Bénin et au Mali
Cette note, produite en juin 2024 par le Mixed Migration Centre et relayée par WATHI, analyse les réalités et besoins éducatifs des enfants et jeunes ...
Cette note, produite en juin 2024 par le Mixed Migration Centre et relayée par WATHI, analyse les réalités et besoins éducatifs des enfants et jeunes migrants dans quatre capitales d’Afrique de l’Ouest et du Nord : Bamako, Conakry, Niamey et Tunis, en s’appuyant sur des enquêtes menées entre juin 2022 et septembre 2023 auprès de jeunes migrants âgés de 18 à 24 ans et de personnes accompagnant des enfants . Elle met en lumière l’accès limité à l’éducation : plus de la moitié des enfants ne bénéficient d’aucune scolarisation (57 %), et seulement 17 % suivent l’école primaire ou secondaire. L’éducation est l’un des besoins prioritaires identifiés, dépassant ceux liés à l’alimentation (20 %) ou aux soins de santé (18 %). Les obstacles majeurs comprennent le manque de ressources financières (41 %). Les situations varient selon les villes : à Conakry, la moitié des accompagnants soulignent le besoin éducatif, un tiers à Niamey, tandis que Tunis se distingue par un recours plus élevé à la garde informelle (32 %).
En dix ans, plus de 155 000 morts ont été imputées aux groupes islamistes militants en Afrique. Le Sahel, en particulier le Burkina Faso, le Mali et l...
En dix ans, plus de 155 000 morts ont été imputées aux groupes islamistes militants en Afrique. Le Sahel, en particulier le Burkina Faso, le Mali et le Niger, est devenu l’épicentre de cette violence, enregistrant une explosion des attaques depuis 2020. Le JNIM (lié à Al-Qaïda) et l’EIGS (affilié à l’État islamique) dominent la scène sahélienne, étendant leurs activités vers les frontières côtières. Le Burkina Faso concentre plus de la moitié des morts récentes, tandis que le Mali a subi plus de 17 000 morts depuis 2020. Le Niger, fragilisé par le coup d’État de 2023, voit ses pertes quadrupler. La Somalie, avec al-Shabaab, et le bassin du lac Tchad (Nigeria, Cameroun, Tchad, Niger) restent aussi des foyers meurtriers. L’étude souligne la perte de contrôle territorial des États, avec près d’un million de km² échappant aux gouvernements, et les déplacements forcés dépassant 3,5 millions de personnes.
Cet article propose une réflexion innovante sur les savoirs protecteurs, définis comme des connaissances, techniques et pratiques issues d’expériences...
Cet article propose une réflexion innovante sur les savoirs protecteurs, définis comme des connaissances, techniques et pratiques issues d’expériences socioculturelles locales visant à prévenir, traiter et renforcer la résilience face aux violences basées sur le genre (VBG) en Afrique. Situés entre les savoirs traditionnels et les modèles importés, ces savoirs émergent par hybridation ou invention, s’adaptant aux réalités contextuelles. Ils sont à la fois robustes, pragmatiques et capables de transformer les rapports sociaux inégalitaires. L’article critique les approches épistémologiques classiques, qui opposent savoirs endogènes et exogènes, et plaide pour une troisième voie décoloniale, inclusive et critique. À travers leur capacité à mobiliser des acteurs variés (communautés locales, ONG, leaders traditionnels…), ces savoirs deviennent des leviers puissants de prévention, de soin et de transformation sociale. Global Africa invite à reconnaître, théoriser et valoriser ces dynamiques ancrées dans les pratiques communautaires.
L’article « L’expertise, le pragmatisme et la bienveillance au service de l’entrepreneuriat féminin : l’expérience du Women Investment Club (au Sénéga...
L’article « L’expertise, le pragmatisme et la bienveillance au service de l’entrepreneuriat féminin : l’expérience du Women Investment Club (au Sénégal et en Côte d’Ivoire) » publié par WATHI Think Tank le 10 août 2025, relate la création du Women Investment Club (WIC), initié en 2015 par un petit groupe de femmes influentes comme Madjiguène Sock, Thiaba Camara Sy, Seynabou Seck et la regrettée Alassane Athia Wade. L’objectif était de bâtir un écosystème de soutien à l’entrepreneuriat féminin via l’accès au financement et aux compétences. En 2016, le WIC est officiellement lancé, réunissant 250 millions de francs CFA d’investissements. Aujourd’hui, au Sénégal, il mobilise environ 1,5 milliard de francs CFA et rassemble 105 membres, tandis qu’en Côte d’Ivoire, WIC compte 65 femmes. WIC Capital, créé en 2019, est un fonds d’investissement dédié aux entreprises féminines. Depuis 2020, WIC Académie complète le dispositif en offrant formation et mentorat. Cette initiative incarne une démarche rigoureuse, bienveillante et pragmatique pour combler les écarts financiers.
Nous souhaiterions publier certains de vos travaux sur la plateforme numérique PASAS ; si cela vous convient, vous pouvez adresser le document ou lien via le formulaire de contact ci-dessous.
Les documents publiés répondent aux thématiques suivantes :
Gouvernance
Inclusion
Sécurité et droits humains
Médiation et gestion de conflits
Résilience
Et peuvent être de différents types : rapports ou études (techniques, académiques), articles de revue, notes courtes ou « policy briefs », compte rendus de colloque.
Nous privilégions les ressources récentes (de 2010 à aujourd’hui), mais élargissons volontiers aux ressources plus anciennes en fonction des besoins, suggestions des utilisateurs et de la pertinence de certaines ressources.
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